L’actualité récente place sous les projecteurs les constructeurs automobiles européens et leurs difficultés : la crise a vu baisser fortement le nombre des immatriculations de véhicules neufs (16,8 millions en 2007 à 13,6 millions prévues pour cette année en Europe de l’Ouest).

La guerre des prix a réduit drastiquement les marges des constructeurs et ne suffit même plus à maintenir le niveau des ventes : les usines se trouvent en surcapacité de production et l’emploi est en danger. Le site Peugeot PSA d’Aulnay sous bois et ses 3600 emplois est menacé, Renault va supprimer 300 emplois sur son site de Flins d’ici 2014, Opel, qui traverse des difficultés depuis de nombreuses années, tente une stratégie de redressement de la dernière chance.

Pour les concessionnaires automobiles la situation est également difficile : les constructeurs en position délicate renforcent la pression sur leurs réseaux, plus que jamais entre le marteau et l’enclume, sont en recherche d’une « respiration » économique. Les primes de fin d’année qui leur permettaient de sortir leurs comptes du rouge deviennent de plus en plus inaccessibles même lorsque les constructeurs consentent des baisses de volumes. Ce mois de juin, certains distributeurs ont même été obligés de surstocker pour atteindre la barre de repêchage « à minima » de leurs objectifs semestriels !

Cela peut-il durer ainsi ?…

Avec un parc automobile rajeuni grâce aux dispositifs type « prime à la casse », la réparation devient plus que jamais stratégique pour les réseaux agréés.

Dans ce contexte, la pièce de rechange s’affirme comme l’ultime gisement de rentabilité possible et le cadre législatif européen (1400/2002 et 330-461/2010) est un soutien efficace : si les constructeurs automobiles peuvent exiger de leurs réparateurs qu’ils utilisent exclusivement des pièces de qualité d’origine ou équivalente aux composants utilisés pour l’assemblage d’un véhicule …. Ils ne peuvent plus leur imposer l’exclusivité des achats de pièces.

La qualité des pièces utilisées prévaut très officiellement sur l’origine de l’approvisionnement et c’est dans ce domaine que se trouvent des gains de rentabilité remarquables.

En effet, selon les qualités alternatives autorisées par le Règlement Européen, les écarts avec les prix d’achats nets des distributeurs auprès de leur constructeur ou importateur, vont jusqu’à plus de 50% et ceci sans compter sur certains différentiels de tarifications européennes d’un même constructeur qui permettent des flux opportunistes.

Une extraction limitée et judicieuse des volumes PDR des Distributeurs-Réparateurs réalisés chez le constructeur sera très rapidement porteuse de gains compensatoires ou additionnels significatifs.

Le Règlement Européen est à double effet et pas une arme utilisée par les seuls réseaux indépendants contre les réseaux constructeurs !

Vous êtes Distributeur-Réparateur et cela vous intéresse, contactez-moi pour davantage de précisions selon les marques européennes concernées :

jean-philippe.verles@euromotor.info

Européennement vôtre !

Jean-Philippe VERLES

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